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Quand Dany appelle à l’alliance avec Berlusconi…
En visite à Rome le 20 avril dernier, Daniel Cohn-Bendit expliquait que “les Verts restent en arrière” en Italie “parce qu’ils ont peur d’être absorbés par Berlusconi. Mais il faut prendre des risques, se mélanger (avec des personnes d’autres horizons), on ne peut pas rester tout le temps d’un seul côté”.
Retrouvez ci-dessous la traduction de l’article du Corriere della Sera
ROME - Il est venu à Rome afin de soutenir les Verts et la (probable) chef de groupe parmi les candidats du Nord-Ouest pour Sinistra e Libertà (Gauche et Liberté), Mme Monica Frassoni. Mais, avec son impétuosité habituelle, Daniel Cohn-Bendit - co-président européen des Verts - ne renonce pas à lancer quelques piques contre les frères italiens : « Ici les Verts continuent à ne regarder que vers la gauche. Mais ils doivent se rendre compte que celle-ci pendant au moins quatre ans ne sera pas au pouvoir. Et entretemps ? Il faut être transversal, si on veut être influent il faut tenir compte de toute la société ».
Grazia Francescato, porte-parole des Verts, ne digère pas cette critique : « Mais Daniel - en essayant de lui répliquer - tu sais bien quelle droite nous avons en Italie, n’est-ce pas ? ». Cohn-Bendit, imperturbable : « Et la gauche italienne alors ? ». Débat enflammé et profitable, celui pour le lancement européen de Mme Frassoni, que Cohn Bendit couvre d’éloges. Car on n’arrive pas à comprendre pourquoi les Verts italiens restent bloqués avec des pourcentages infinitésimaux, tandis qu’en Europe ils ont le vent en poupe avec plus que10%.
Cohn-Bendit sera tête de liste en Ile-de-France pour le nouveau parti Europe Écologie, et les sondages lui attribuent déjà environ 10 % . Et l’Italie ? « Ici les Verts restent en arrière - explique “Dany le rouge” - comme il était surnommé à l’époque des protestations estudiantines - parce qu’ils ont peur d’être absorbés par Berlusconi. Mais il faut prendre des risques, se mélanger (avec des personnes d’autres horizons), on ne peut pas rester tout le temps d’un seul côté »….
Même Vittorio Cogliati Dezza, président de Legambiente, est en faveur de l’ouverture (vers la Droite) : « Souvent nous travaillons beaucoup mieux sur le terrain avec les élus locaux de centre-droit (l’alliance de droite entre le parti pro-Berlusconi Peuple de la Liberté et la Ligue du Nord) qu’avec la gauche ».
Mme Francescato partage cet avis, mais jusqu’à un certain point : « Ceci est probablement vrai. Mais si je dois choisir entre la gauche et la droite de Berlusconi, de M. Dell’Utri (sénateur Peuple de la Liberté, condamné pour fraude fiscale et liens avec la Mafia) et de Mme Carfagna (ex-show-girl devenue Ministre pour l’égalité des chances), je n’ai aucun doute…."
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